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Énergie renouvelable

Les principales formes d'énergie renouvelable, à savoir l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l'énergie issue de biomasse - biogaz - biocarburant, l’énergie géothermique, l’énergie hydraulique et l’hydrogène représentent l’un des marchés qui connaît un des plus hauts taux de croissance dans le monde. En plus de contribuer à améliorer la durabilité de la production énergétique, les énergies renouvelables présentent des avantages sur le plan environnemental.

 

Si le Québec est privilégié de pouvoir s’appuyer sur l’énergie hydraulique, d’autres formes d'énergie renouvelable émergent, comme la biomasse, l’éolien et le solaire.

 

Hydroélectricité

Misant sur la force motrice de l’eau pour produire cette énergie renouvelable, le Québec s’est taillé une place enviable sur l’échiquier international. L’hydroélectricité a acquis ses lettres de noblesse ici et à l’étranger grâce au savoir-faire unique et au génie québécois. Certaines niches comme les mini-centrales hydroélectriques, les micro-centrales en bordure de rivières, les hydroliennes représentent des niches dans lesquelles le Québec commence à se démarquer.

 

Le Québec peut compter sur des centres de recherche comme l’IREQ, le LTE, le GRANIT ou encore les chaires industrielles CRSNG/Hydro-Québec TransÉnergie et CRSNG/Hydro-Québec pour développer des solutions dans les domaines associés au transport d’énergie électrique et dans la gestion des systèmes hydriques.

 

Biomasse

Le Québec détient une place respectable par rapport à la concurrence mondiale en matière d’exploitation de la biomasse. En effet, la biomasse comme générateur d’électricité est bien développée au Québec. Plus discrets, les biocarburants, biocombustibles, biogaz, résidus forestiers et biotechnologies marines sont encore au stade embryonnaire, mais percent le marché. Comptant sur une industrie forestière importante et sur un faible coût de l’électricité, la biomasse au Québec est en pleine expansion et se rapproche des niches mondiales (biocarburants de 1ère et 2e génération et granules énergétiques). La biomasse dépend largement de l’intensité de la R-D et des organisations tels que le Centre de recherche en ingénierie des procédés – bioraffinage, CRIBIQ, FP Innovation, Consortium de recherche FORAC contribuent à l’avancement de cette filière prometteuse.

 

Éolien

Possédant le meilleur potentiel éolien en Amérique du Nord, devant l’Ontario, les Maritimes et les États-Unis, le Québec peut se targuer d’être à l’origine d’inventions dans le domaine de l’éolien au niveau des interfaces de contrôle électronique. L’éolien québécois a le vent dans les voiles et il dépendrait de moins en moins de la propriété intellectuelle (PI) étrangère. À cet effet, plusieurs entreprises ont développé une expertise sur des parties spécifiques des turbines et des interfaces de contrôle électronique.

 

Le Québec compte sur plusieurs centres spécialisés dont le TechnoCentre Éolien, qui héberge le créneau d’excellence Éolien, ainsi que la Chaire de recherche en aérodynamisme en milieu nordique (ÉTS), le Laboratoire international sur les matériaux anti-givre (UQAC) et le Laboratoire de recherche en énergie éolienne (UQAR).

 

Solaire

Alors que le secteur de l’énergie solaire au Québec peut être qualifié d’émergent, il peut compter sur des entreprises spécialisées en énergie thermique active (chauffage solaire de l’air), telles qu’Aéronergie (Enerconcept), Rackam, Trigo Énergies, des systèmes d’énergie solaire hors-réseau (Volts Énergies et Idénergie,  par exemple),  de même que sur des chaires de recherche, dont celles du Réseau de recherche sur les bâtiments solaires (auquel appartiennent Concordia et Polytechnique), de l’École de technologie supérieure et de l’Université de Sherbrooke (qui vient de concevoir la cellule photovoltaïque la plus efficace au monde). Par ailleurs, des firmes comme Energir, Innergex et Boralex gèrent des sites de production d’énergie solaire, généralement ailleurs au Canada ou aux États-Unis.